Que ce soit pour des questions d’économie ou d’écologie, décider de ne plus acheter à tout va ne signe pas l’arrêt de mort de votre look. Bien au contraire, comme le montre Mallika, consultante en relations publiques. Depuis presque deux ans, elle n’achète plus que des vêtements d’occasion. Par Kristine Stoffels. Photo: Filip Van Roe.

Que du seconde main!

J’ai toujours fait beaucoup de shopping. J’aime la mode. C’est un sujet central dans ma vie. Deux fois par an, quand je faisais le ménage dans mon placard, je réalisais que beaucoup de vêtements que je donnais n’avaient presque pas été portés. Je me débarrassais de nouvelles pièces pour faire place à d’autres nouvelles pièces. C’était vraiment absurde. Comme je n’avais pas le courage de vendre tout ce que je ne mettais plus, j’en faisais don à des œuvres. Au bout du compte, je me suis forcément demandé ce que les vêtements que j’avais donnés étaient devenus : avaient-ils été jetés ou donnés à des personnes dans le besoin ? Au final, j’avais l’impression d’avoir jeté mon argent par la fenêtre. »

TROP-PLEIN

« Lors de mon déménagement, quand j’ai vu le contenu de ma garde-robe emballé dans des cartons, j’ai vraiment eu honte de la quantité de choses que je possédais. Je ne pouvais pas imaginer m’acheter un jeans de plus. Quand je réfléchis à tout ce que nous achetons et jetons, je ne peux tirer qu’une seule conclusion : c’est un désastre pour notre planète. L’aspect financier m’a aussi fait réfléchir. En fin de mois, il m’est souvent arrivé d’avoir un choc en recevant mon relevé Visa. J’ai regardé de près mes dépenses. Franchement, je dépensais trop d’argent en vêtements. Maintenant que j’ai passé 30 ans, il est temps d’épargner pour plus tard. Désormais, si je veux vraiment quelque chose, je l’achète d’occasion. Non seulement les pièces que l’on trouve dans les friperies sont plus originales, mais cette solution permet de donner une nouvelle vie aux vêtements. J’ai pris cette résolution en janvier 2021. Depuis, hormis quelques dérapages occasionnels, je tiens bon.

“Avant, quand je craquais pour une robe, je me l’offrais sans réfléchir. Maintenant, je peux y renoncer sans aucun regret. C’est devenu un automatisme”

Dans le cadre de mon travail, je suis constamment entourée de vêtements. Heureusement, les collections que nous présentons sont celles de la saison suivante. Ça limite les tentations. Quand les vêtements de notre showroom se retrouvent en magasin, je les ai déjà tellement vus que je n’ai plus envie de les porter. Certains clients nous offrent parfois une pièce. Et quand la saison est finie, on a aussi la possibilité de garder certains vêtements. C’est rare, mais ça arrive. »

DE BONS INVESTISSEMENTS

« Je dois admettre que j’ai encore beaucoup de pièces dans mon placard. Ça me permet de mélanger, d’assortir mes vêtements à l’infini et d’avoir suffisamment de variété dans mes tenues. J’aime beaucoup les accessoires, ils permettent de donner un nouveau souffle à un look dont on est un peu lassée. Une belle écharpe ou u nnouveau sac changent complètement une allure. Maintenant que je fais moins de shopping, j’envisage les pièces que j’achète comme de vrais investissements. Ce sont des pièces auxquelles j’attache une grande valeur sentimentale. Pour mon anniversaire, je me suis acheté un sac Céline vintage chez Labellov. Un tel achat a beaucoup plus de valeur à mes yeux. Quand je décide de faire les magasins, je passe toujours par mes enseignes vintage préférées. À Bruxelles, j’aime flâner sur les brocantes du quartier des Marolles. La recherche de pièces d’occasion prend du temps. Certains jours, vous trouvez un petit bijou. D’autres fois, vous revenez bredouille. À chaque virée shopping, c’est la surprise. J’aime toujours faire les magasins, mais je n’achète plus rien. Avant, quand je craquais pour une robe, je me l’offrais sans réfléchir. Maintenant, je peux y renoncer sans aucun regret. C’est devenu un automatisme. De toute façon, je sais que mon placard est déjà plein de jolies robes. »

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FAITES DES ÉCONOMIES!