Et si pour Noël, on offrait aux gens qu’on aime une expérience qui leur ressemble? 5 livres prêts à dévorer en cette fin d’année.

Un déjeuner littéraire

Un romancier est invité à déjeuner dans un club londonien par un ami écrivain. Leur sujet de conversation? Un auteur décédé et célèbre qu’ils connaissent tous les deux. L’occasion pour le narrateur de rassembler ses souvenirs et de faire le portrait d’un homme ambivalent. Dans ce roman à l’ambiance vintage qui fleure bon le cuir et le whisky, William Somerset Maugham sonde le fossé qui sépare l’image que les lecteurs se font d’un auteur avec la réalité de l’homme ordinaire qui écrit. On y découvre au passage les coulisses moins glorieuses du monde littéraire: rivalités éditoriales, égocentrisme et déchéance.

Pour qui? Notre mère, qui collectionne les dédicaces de ses auteurs préférés.

  • LE GRAND ÉCRIVAIN, WILLIAM SOMERSET MAUGHAM, 266 P., ÉD. DE LA TABLE RONDE.

UN PARADIS PERDU

Gabriel, 10 ans, vit au Burundi entre un père français et une mère rwandaise. Quand la guerre éclate en 1994 dans son pays voisin, cette dernière part à la recherche des membres disparus de sa famille. Le petit garçon insouciant voit peu à peu la violence embraser tous les aspects jusque-là paisibles de son univers. Un magnifique premier roman qui oscille entre la fraîcheur désarmante de l’âge tendre et la lente décomposition d’une société aux identités tiraillées.

Pour qui? Notre sœur, à jamais nostalgique de son enfance, et/ou notre beau-père, intarissable sur l’actualité géopolitique.

  • PETIT PAYS, GAËL FAYE, 224 P., ÉD. GRASSET.

UNE INITIATION À LA MAGIE

Si on replonge avec des frissons d’excitation dans le chaudron de la saga Harry Potter, il faut bien s’accrocher à son balai. Beaucoup de choses ont en effet changé depuis le dernier et septième tome de la série. Harry Potter, 37 ans, marié et ministre du département de la justice magique, n’occupe plus la place principale du récit. C’est désormais son fils Albus qui mène le jeu. Sauf que le rejeton a atterri chez les Serpentard (la maison des ennemis de son père) et a du mal à tenir sa baguette. Autre changement: il ne s’agit pas d’un roman, mais d’une pièce de théâtre. Moins de descriptions, plus d’action et surtout l’occasion pour les jeunes de s’initier à la lecture d’un genre littéraire moins habituel.

Pour qui? Nous, parce qu’on les a tous lus et qu’on voudrait savoir comment Hermione gère sa vie professionnelle et ses enfants.

  • HARRY POTTER ET L’ENFANT MAUDIT, J.K. ROWLING, JOHN TIFFANY ET JACK THORNE, 352 P., ÉD. GALLIMARD.

Un rêve étrange

Imaginez que votre journée de boulot se passe de façon presque aussi rasante que d’habitude, sauf que par une conjonction de circonstances malheureuses, vous perdez votre doigt. Et puis, même chose le lendemain. C’est ce qui arrive au héros sans héroïsme de cette suite de nouvelles délicieusement absurdes. Cauchemar, automutilation ou manifestation du surréalisme qui règne en secret sur nos vies. Chacun se fait son idée.

Pour qui? Notre amoureux, qui ne manque pas une occasion de se couper ou de perdre ses clés.

  • LÀ OÙ ÇA FAIT MAL, EDGAR KOSMA, 106 P., ÉD. ONLIT.

UN VOYAGE EN INDE

Il y a cent façons de découvrir un pays. Les aquarelles et les textes de Catherine Clément sur l’Inde sont sans doute le chemin le plus poétique et enrichissant pour connaître cette contrée fantasmée. Exit les clichés et les bibelots colorés, la philosophe et romancière nous parle avec affection et humour d’un peuple et d’une culture tout en contradictions. Un véritable voyage à chaque page.

Pour qui? Notre père, qui adore le curry de poulet mais déteste l’avion.

  • UN LONG REGARD SUR L’INDE, CATHERINE CLÉMENT, 144 P., ÉD. LES IMPRESSIONS NOUVELLES.

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