Partir à plusieurs promet d’être deux fois plus amusant, mais deux fois plus compliqué. Voici quelques clés pour conserver ses amis et s’enrichir.

Vous avez déjà entendu parler de l’intelligence collective? C’est ce modèle, de plus en plus adopté dans le monde du travail, qui part du principe qu’une entreprise humaine ira plus loin si on mobilise les particularités, l’originalité, les expériences, l’intelligence de chacun, plus loin donc que si les chefs — ou les grandes gueules — dictent aux autres ce qu’ils doivent faire. Chacun est donc poussé à être vraiment soi, authentique, et à exprimer ses arguments quand des défis ou des choix se présentent.

L’intérêt de tous

Avec l’intelligence collective, on abandonne l’idée d’avoir raison ou pas, et donc celle de convaincre les autres, car on veut surtout ouvrir le champ vers d’autres idées fructueuses pour le projet commun. On est profondément convaincu que ce sera plus intéressant pour le groupe! Pour que cela fonctionne si on applique ce modèle à des vacances, il faut au moins partir d’accord sur ce point: on veut tous que le voyage soit une réussite pour le groupe, et que chacun y trouve au maximum son compte en tenant compte des autres.

 Ne pas toujours penser à soi

L’intelligence collective offre un cadre très structuré qui limite les débats stériles. Autre vertu, précieuse, elle nous pousse à domestiquer notre ego tellement branché sur nos intérêts personnels. Elle pousse également chacun à développer une vision constructive pour le groupe et non pour soi-même. Ce repositionnement est déjà un voyage en soi.

Se mettre en cercle et discuter

La logique de l’intelligence collective invite chaque participant d’un projet à nommer ses attentes bien en amont, et donc bien avant de choisir la rando en Corse ou la bronzette à Antiparos. Pour ce faire, réunissez tous les participants dans un cadre aussi convivial que possible. Installez idéalement tout le monde en cercle, la disposition idéale pour que chacun puisse voir les autres et pour montrer que chaque participant a la même importance. Un animateur est désigné.

Le simple fait pour les participants de se montrer tels qu’ils sont, par exemple en osant exprimer les situations susceptibles de les énerver, a l’avantage de sortir du non-dit. Par ailleurs, sur place, en cas de stress, il sera plus facile d’aborder constructivement des sujets comme le budget des courses ou l’heure du coucher des enfants.

Un débriefing par jour, en forme toujours!

Idéalement, vous trouverez un moment chaque jour où tout le monde est réuni. Au petit-déjeuner, par exemple. L’animateur invitera chacun à exprimer en une minute comment il se sent, par exemple par rapport à ce qui s’est passé la veille ou à la journée qui s’annonce.

Merci a Guy Veny (formateur et « implémentateur » de gouvernance participative) et a David Mellett (coach, consultant et membre du collectif Deepco) pour leur participation.

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Vive les vacances!

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