Vous êtes persuadée que le hasard (ou le pouvoir de l’amitié) fait que vos règles tombent en même temps que vos copines les plus proches? Faux! On vous dit pourquoi.

La faute d’Harvard

Vous n’êtes certainement pas les seules a penser que vos règles tombent en même temps que celles de vos meilleurs amies, à cause du fait que vous passez la plupart de votre temps ensemble. Cette croyance vous a peut-être été confirmée par l’Université d’Harvard, qui a publié, en 1970, un article provenant de son département de psychologie: « L’évidence d’une synchronicité ».

Ce département a mené une étude sur 135 femmes pour évaluer la période durant laquelle elles ont leurs règles. Il en a conclu que les femmes ont leurs règles en même temps que leurs amies à force de passer du temps ensemble. Une étude et des conclusions mondialement reconnues, donc, mais qui ont depuis été discréditées à cause de la méthodologie utilisée.

Oxford et Clue démentent cette croyance

L’Université d’Oxford a tout récemment réalisé une nouvelle étude sur le sujet, en collaboration avec Clue, l’application qui vous indique tout sur vos règles et que nombre d’entre vous doivent certainement avoir dans leur smartphone. L’étude est la plus grande jamais réalisée sur le sujet: en effet, les chercheurs ont évalué les données de plus de 1500 participantesConclusion? Selon Marija Vlajic, data scientist au Guardian, « il est fort peu probable que la synchronisation des règles soit un vrai phénomène ».

La réalité sur le sujet

Avant d’en avoir tiré cette conclusion, les chercheurs ont d’abord sélectionné 360 femmes avec leur binôme composés de mères et filles, de collègues ou d’amies. Ils ont analysé les dates de trois cycles menstruels consécutifs et ont découvert à la fin de cette période, que la majorité des binômes avait des différences plus importantes (38 jours) au terme de cette période, qu’au début (10 jours). Ces chercheurs ont donc confirmé que la différence entre les cycles granditLes règles n’ont jamais été synchronisées au départ. Les cycles se croisent juste tous les six mois. Selon Marija Vlajic, « nos cerveaux cherchent des motifs » pour tout expliquer. Alors les filles, déçues?

Plus de santé: