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Marcher: un booster naturel

Notre GAEL Guest Sara De Paduwa compense le rythme frénétique d’une vie bien active par la marche en solo. À suivre!

On connaît les vertus de la marche sur le corps – amélioration de la santé cardiovasculaire, prévention du diabète… –, on connaît moins ses mérites psychiques. La marche est pourtant la meilleure des thérapies quand il s’agit de se reconnecter à soi.
 
Sara De Paduwa, notre GAEL Guest de janvier, est adapte de la pratique depuis qu’elle est toute petite. Pour recharger ses batteries, lâcher le trop plein d’émotions, elle aime se reconnecter au fil de l’eau.
 
J’ai pris l’habitude de la marche depuis petite. J’ai eu une enfance chamboulée: ma sœur et moi avons vécu séparées de nos parents pendant plusieurs années. Nous passions néanmoins certains week-ends chez notre père dans la banlieue bruxelloise, et d’autres chez notre mère à la campagne. Il m’arrivait alors de partir pour de longues promenades: elles me permettaient de me relier à moi-même
 
Plus tard, en effectuant un reportage, j’ai découvert les marches de l’Adeps. Je me suis mise à emprunter les itinéraires, ça m’arrangeait bien, moi qui ne suis pas aventurière! La marche est devenue une soupape m’aidant à lâcher le trop-plein d’émotions.
 
Je fonctionne en deux temps: d’un côté, je suis hyperactive, je vis tout très vite, j’ai un agenda surbooké; de l’autre, j’ai besoin de pauses qui m’isolent du monde et de la frénésie dans lesquels je suis immergée au quotidien.
 
À la base, je suis quelqu’un de très sociable, mais je ressens aussi un appel de la solitude, elle m’aide à me recentrer. Ça a été particulièrement vrai en 2006, quand ma mère est décédée. J’ai éprouvé alors la nécessité de faire tous les jours de longues balades à un rythme soutenu. Elles ont facilité le processus de deuil. Mes réflexions évoluaient au fil de la promenade; je trouvais les clés pour aller mieux. Je suivais toujours le même parcours. Quand j’adopte un itinéraire, je n’en change pas, c’est comme un rituel.
 
Depuis, la marche rapide est devenue un besoin: je la pratique trois ou quatre fois par semaine, dès que possible, après mon retour du boulot. Ce que j’aime avec le canal, c’est qu’il s’ouvre sur une perspective et sur le ciel, à l’inverse d’une forêt par exemple, que je ressens plutôt comme un lieu fermé. Et puis l’eau a un effet apaisant. Je ne suis pas dans la contemplation, mais j’avoue que chaque saison a ses charmes et me laisse des impressions agréables.
 
La marche est devenue pour moi une hygiène de vie: quand je sens des tensions à la maison, avec les kids ou mon homme, au lieu de m’emporter, je sors m’aérer quarante minutes et je fais le point. Je m’interroge: comment agir pour que le conflit ne se produise plus? Je reviens plus sereine, prête à débattre calmement.
 
J’ai même fait des adeptes: le week-end, mes enfants, 4 et 7 ans, insistent pour m’accompagner. Ils enfourchent leur vélo ou leur go-kart et le tour est joué. On avance vite, on passe deux écluses et tout le monde rentre détendu.
 
Le témoignage de Sara De Paduwa fera-t-il d'autres adeptes? Pour achever de vous convaincre des bienfaits de la marche, retrouvez également d'autres expériences dans votre magazine GAEL de janvier. On y parle de promenades thérapeutiques pour libérer le corps et l'esprit, d'une passion devenue un métier et aussi d'une longue marche pour trouver sa voie