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Célibataire et heureuse après 13 ans de relation

Célibataire et heureuse après 13 ans de relation

Eve, 31 ans, est restée avec le même homme pendant 13 ans. Maintenant, elle profite de son célibat, prend du temps pour elle et voit son sexfriend quelques fois par an!

Une relation trop fusionnelle 

 «De 16 à 29 ans, je suis restée avec le même homme. On s’entendait bien, mais à la longue, on ne se rendait plus heureux mutuellement. Autant regarder la réalité en face. On avait débuté très jeunes, on a évolué ensemble, mais j’étouffais dans cette relation fusionnelle. J’étais devenue la pire version de moi-même. Le soir où il a dit qu’il valait mieux qu’on se quitte, ce n’était pas une surprise, mais j’ai tout de même senti le sol s’ouvrir sous mes pieds. J’étais dépendante de lui, je me demandais comment faire pour m’en sortir. Finalement, avec l’aide de ma famille et de mes amis, je me suis reprise en main assez vite. Je ne devais rien faire toute seule, en fait.
 
«  Et j’ai découvert que j’étais bien plus forte que je ne le pensais. »
 
Le truc qui m’a le plus aidée, c’est une formation de l’École des relations (à Gand, NDLR). J’ai appris à mieux me connaître et j’ai découvert mes «taches aveugles». Aujourd’hui, je peux dire que la séparation était une bonne décision, et que je me sens bien dans ma peau. 
 

Savourer le temps pour soi 

Je n’oublierai jamais tous les bons moments avec mon ex, mais je savoure le temps pour moi. Je pars en voyage, même si ça coûte cher. Je me suis inscrite à des formations de développement personnel. J’ai aussi appris à mieux écouter mon corps. Pas envie de sortir un samedi soir? Je reste chez moi pour faire ce qui me plaît. Je ne suis pas forcément à la recherche d’un nouveau mec, mais je suis ouverte à tout. Je constate que je deviens plus sélective avec l’âge. 
 
« Je me sens bien avec moi, je m’engagerai avec quelqu’un uniquement si ça m’offre un plus. »
Je préfère attendre quelques années s’il le faut. Ma vie en solo ne me dérange pas, je fais ce que je veux, avec qui je veux, quand je veux. Même si je ne peux pas nier que je ressens un manque, parfois. Des bras dans lesquels me blottir dans le canapé, quelqu’un à câliner quand je me réveille, avec qui partager mes bons petits plats… La relation privilégiée, le fait d’être “la” personne spéciale pour l’autre. La moitié de mes amis sont célibataires, ça aide. On partage nos soucis, on se comprend. 
 

Un sexfriend avec un accord tacite

Et le sexe? J’ai un sexfriend pour ça (rires). On se voit quelques fois par an et ça me convient. On a une sorte d’accord tacite qu’il n’y aura jamais rien d’autre. Je veille à ne pas le voir trop souvent pour ne pas trop m’attacher à lui. J’ai voulu tester cette formule et pour le moment, ça me convient. Je suis heureuse de ne pas devoir me priver de cet aspect-là parce que je ne suis pas en couple.»