Se remettre d’une rupture est souvent loin d’être une tâche évidente, bien au contraire. Et si la science nous venait en aide, ça donnerait quoi?

On vous en parlait ici: le syndrome du cœur brisé existe bel et bien. En effet, suite à un traumatisme psychologique intense, le cœur éprouverait des difficultés à pomper le sang et ne battrait plus correctement. Mais si on comptait sur la science pour s’occuper de nos chagrins et réparer notre petit coeur en mille morceaux?

Un remède: le propanolol?

Michelle Lonergan et Alain Brunet sont deux chercheurs canadiens reliés à l’Institut Douglas, qui s’occupe des personnes souffrant de maladies mentales. Ils ont administré pendant près de six semaines du propanolol, un médicament qui inhibe le système sympathique (l’une des trois parties du système nerveux autonome), à 40 personnes dont le coeur était tout fissuré. Au bout des six semaines, chacune de ces personnes défilaient devant un psychologue pour un entretien. Verdict: elles se portaient beaucoup mieux!

En effet, si l’on associe l’administration de propanolol à une thérapie, ce médicament pourrait avoir comme effet d’exténuer les souvenirs émotionnels, qu’ils aient été heureux ou malheureux pour la personne.

La sélection naturelle: une autre solution

Que la médecine puisse aider au processus du deuil amoureux n’est pas nouveau. En 2015, une étude menée par plusieurs chercheurs de l’Université de Saint-Louis de Cincinnati et publiée ensuite dans le magazine Review of General Psychology, avait démontré que le processus de sélection naturelle conduit par notre cerveau aurait le pouvoir de surmonter nos peines de cœur. Brian Boutwell, l’un des professeurs à l’origine de cette recherche, explique: « Une personne peut d’abord essayer de pourchasser son ancien partenaire, pour essayer de regagner son affection. Cependant, si cela s’avère infructueux, le cerveau des individus peut agir pour corriger certaines émotions et comportements, leur ouvrant la porte à de nouvelles attirances et à la formation de nouvelles relations. Cela suggère que les gens vont s’en remettre; que la douleur s’en ira avec le temps ».

À cela, une autre observation s’ajoute, celle que les circuits cérébraux tels que décrits dans les relations amoureuses sont en réalité les mêmes que ceux retrouvés dans les comportements addictifs. Ainsi, l’amour serait telle une drogue dont il est extrêmement difficile de se défaire

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