Bavarde comme sa mère et simple comme sa sœur, Lou Doillon a enfin trouvé sa voix/e. Elle en parle à Joëlle Lehrer.

Ce qui frappe, de prime abord sur Places, c’est votre voix…

Je ne sais pas d’où cela vient. J’étais convaincue de ne pas savoir chanter. Ce qui est heureux, c’est qu’à force de faire des chansons dans une maison avec des gens qui passent et pas dans un endroit sacré comme un studio d’enregistrement, cela donne un rapport différent à la musique. J’ai dû pousser ma voix pour passer au-dessus du bruit du frigidaire ou de la machine à laver. Cela a forgé ma voix et mon caractère. Je me suis entraînée sur des standards du jazz.

Etienne Daho a produit votre album. Avant cela, que représentait-il pour vous?

C’est un ami de ma famille. C’est lui qui a fait "If", la chanson de ma sœur que je préfère. Pendant longtemps, j’étais très défiante. Il me trouvait "macho". Puis, un jour, il m’a vue sous un autre angle. Je l’ai embarqué dans ma vie "normale": taxis, terrasses de café. (Rires).

Avez-vous trouvé votre place grâce à la chanson?

J’ai cessé de courir pour plaire à tout prix. De toute façon, je n’y arrivais pas. Je ne peux pas changer ce que je suis. Assumer la musique m’a permis d’assumer ma vie.

Pour tout savoir de la belle, plongez-vous dans votre magazine GAEL de décembre. Et pour la découvrir sur scène, rendez-vous ce 8 décembre au Botanique si vous avez vos places (sold out) ou au Cirque Royal, le 12 mai 2013.

Pour patienter, on se réécoute l’entêtant "I.C.U.", le single qui a révélé Lou, la chanteuse.

Lou Doillon, Places, Barclay

S.Z. d'après J.L.